L’examen1

« Mon Bien-Aimé Seigneur Suprême, satisfais ma curiosité : essaies-Tu de me tester ? Tu dis que Tu n’essaies pas de me tester, mais j’en ai parfois bien l’impression. Est-ce que mon sentiment est correct ?

— Mon enfant, pour être franc avec toi, je n’essaie pas de te tester. L’examen n’est pas une bonne manière d’enseigner. L’examen ne fait que susciter une peur, une peur injuste, chez l’étudiant, quel que soit son niveau. L’étudiant a peur d’échouer, d’être gêné et d’être méprisé par le monde. Ce que tu appelles examen, je l’appelle jeu-illumination. Je ne te fais pas passer un examen pour que tu réussisses ou que tu échoues. Je veux simplement jouer le jeu-illumination avec toi pour que tu ne sous-estimes ni ne surestimes tes capacités. Lorsque tu sous-estimes ta capacité, tu chéris inconsciemment la fausse modestie, et lorsque tu surestimes ta capacité, tu te lies d’amitié avec une ignorance-dépression exorbitante. Il est tout aussi mauvais de sous-estimer ses capacités que de surestimer ses capacités.

Dans ta vie d’aspiration et de consécration, lorsque tu joues le jeu de l’illumination, tu dois ressentir la nécessité de faire venir ton imploration intérieure en avant, ainsi que ta léthargie-ignorance. Tu dois soumettre la partie divine de ton existence, mais également sa partie non divine.

Aussi mon examen n’est-il pas un examen au sens propre du terme. C’est une offrande à ta perfection de soi. Dans l’état actuel de ta conscience, ton mental a habilement accumulé l’ignorance et la lumière, la fausseté et la vérité dans la conscience de ton corps et dans ton vital. Je voudrais que tu m’offres tout ce que tu possèdes et tout ce que tu es. Il faut que tu te donnes intégralement. Tu recevras l’illumination que je t’offre à travers le processus de purification et de l’offrande de tout ce que tu possèdes. Ce que tu as à offrir, c’est ton cœur de beauté. C’est la beauté de ta propre existence, intérieure comme extérieure, que tu offres. Tu dois m’offrir ta beauté moindre, que tu appelles l’ignorance, autant que ta beauté la plus élevée, et en retour, je t’offrirai l’illumination de ton soi.

Voilà le jeu que je joue avec toi. C’est ton jeu-illumination, et jamais, jamais, au grand jamais, un examen ! C’est une illumination mutuelle. »

2 Le 17 juillet 1977 à 8h40 — Stade du Lycée de Jamaica Jamaica, New York


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