La désobéissance est à l’ordre du jour[fn:EA60]

La désobéissance est à l’ordre du jour.Quoique je fasse, quel que soit le nombre de fois que j’ai écrit sur l’obéissance, le nombre de fois que j’ai parlé sur la désobéissance, il semble que la désobéissance des disciples ne finira jamais. Hier encore, j’ai parlé de désobéissance, de ce qui s’est passé lorsque Adam et Ève ont désobéi à Dieu. Plus tare, lorsqu’on était dans le bus, je vous ai demandé de chanter. Il n’y avait pas un seul chanteur enthousiaste. Je blâme votre leader de groupe à cent pour cent. Lorsqu’un leader n’a pas l’obéissance et l’enthousiasme qu’il faut, c’est un choc vraiment douloureux. Je ne tiendrai personne d’autre comme responsable si vous vous endormez ou que vous ne montrez aucun intérêt. Mais si je ne vois aucun mouvement d’enthousiasme de la part du meneur, ou aucun enthousiasme dans sa manière de vous diriger, cela m’attriste beaucoup. Et parmi les membres, il aurait du y en avoir deux ou trois qui se lèvent pour venir inspirer le meneur à chanter. Maintenant, c’est moi le leader. Lorsque je dis de faire quelque chose, si les disciples ne sont pas d’accord ou bien vont dormir, je m’en occuperai à ma propre manière. Mais le meneur du groupe que j’ai nommé doit aussi être responsable.

D’un coté, je vous emmène à droite, à gauche et partout ; vous n’avez pas le temps de répéter et j’en suis désolé. Mais par ailleurs, je pense que ces choses sont nécessaires pour répandre ma lumière. Hier il y a eu beaucoup de monde à notre concert. Les gens étaient extrêmement réceptifs. Dans le bus, vous aviez tout le temps qu’il fallait pour répéter. Mais vous faites ce qui vous plaît, et vous n’avez pas le temps de faire ce qui me plaît. Vous êtes entrés dans le monde du divertissement pendant une heure, et c’est tout ce que vous avez fait.

Lorsque je prends votre temps et que vous ne pouvez pas travailler vos chants, je compense. Mais lorsque je vous demande de chanter, vous êtes fatigués, épuisés, de mauvaise volonté. Vous pouvez vous dire que çà n’est pas grave, Guru ne prendra pas cela mal. Mais je prendrai cela très sérieusement, même si je vous demande de bouger un petit doigt sans aucune raison. Si vous ne le faites pas, ce sera enregistré sur les tablettes de mon cœur. Vous pensez que je ne vous demande rien d’important ; je ne vous demande pas de sauter de l’Empire State Building pour montrer au monde que vous êtes obéissants. C’est facile de faire quelque chose d’extraordinaire pour montrer votre obéissance, mais la véritable obéissance doit avoir lieu à chaque instant, dans chaque action. Si je vous demande de lever un petit doigt, ressentez que cette demande est d’une importance capitale. C’est comme si je vous demandais tout. Le mental dira : « C’est tellement facile, que si je ne le fais pas, ce n’est pas grave. » Mais si vous ne faites pas quelque chose d’extrêmement facile, allez-vous faire quelque chose de très difficile ?

À partir de maintenant, je veux que vous considériez chacune de mes requêtes comme un ordre divin. J’ai eu suffisamment de tristes expériences. Même lorsque je vous demande de faire quelque chose d’anodin, vous devez le faire. À partir de maintenant, quel disciple que vous soyez, lorsque je vous demande de faire quelque chose, faites-le. Sinon, votre désobéissance dans les mondes intérieurs creuse votre tombe. Dorénavant, recevez mes requêtes comme des ordres divins, venant consciemment du Suprême Absolu, sinon, je serai vraiment malheureux et ennuyé. En ce qui concerne la désobéissance d’hier, j’en attribue la faute à cent pour cent à votre leader. Je n’en voudrai pas aux autres, parce que le leader est mon représentant dans un domaine particulier. Je ne sais pas ce que je ferai de vous à l’avenir si je vois la désobéissance régner de manière suprême dans votre vie. Alors je vous en prie, je vous en prie, ne me désobéissez pas.

Vous ne savez pas qui je suis. Malheureusement ou heureusement, je sais qui je suis. Et si je sais qui je suis pour vous, pour Dieu, pour le monde entier, je dois me comporter de cette manière à votre égard. Si vous êtes prêts à chanter et à danser avec moi, alors, quand je vous demande de vous asseoir, faites-le. Vous avez besoin de cette forme d’obéissance. Cela s’applique à vous tous. Je vous montre un amour, une affection et une sollicitude immenses. Même votre stupide mental finira par le croire. L’autre jour, j’ai parlé de la manière dont j’utiliserai ma Hauteur-Justice, et non ma Lumière-Compassion. Je vous ai demandé de faire ou de ne pas faire seulement une ou deux choses dans cette vie. Lorsque je vous demande deux, trois, quatre fois de ne pas faire quelque chose, je finis par devenir très strict. Je vous donnerai un dernier avertissement, et si vous continuez à me désobéir, je vous demanderai de quitter le Centre. Cela m’est très, très pénible d’avoir à demander à des personnes qui ont passé tant d’années avec nous de partir. Mais je ne demande aux gens de quitter le Centre que pour une seule raison, et c’est la désobéissance. J’accepterai et tolérerai pratiquement tout ce que vous faites sauf la désobéissance, parce que la désobéissance s’oppose à moi. Il y a deux armées qui s’affrontent. Lorsque vous me désobéissez ouvertement, vous êtes du côté de l’ennemi et vous vous battez contre le Suprême, contre la Volonté du Suprême.

Je vous en prie, je vous en prie, je vous en supplie, ne me désobéissez jamais, surtout lorsqu’il s’agit de votre vie émotionnelle et vitale, qui est votre destruction immédiate. Si vous me désobéissez dans tout autre aspect de votre vie, je peux vous pardonner, mais s’il s’agit de votre vie émotionnelle, ne désobéissez pas, surtout sur le plan extérieur. Sur le plan intérieur, vous pouvez dire que vous n’avez pas reçu le message. Mais sur le plan extérieur, une fois que je vous ai demandé quelque chose, vous ne pouvez pas le nier plus tard.

Alors à vous tous, je vous dis : s’il vous plaît, s’il vous plaît, ne me désobéissez pas. Si vous me désobéissez, vous vous révoltez contre la Volonté du Suprême en moi. Si vous êtes à l’extérieur du Centre, vous pouvez vous amuser et faire ce que vous voulez. Mais s’il y a une rébellion au sein de notre chère petite famille, je ne le supporterai pas. J’ai demandé à deux disciples de quitter le Centre. Mon cœur est brisé, mais j’obéis à la Volonté du Suprême. Je n’ai pas d’autre moyen de traiter avec ces personnes. Demain, ce sera peut-être votre tour si vous me désobéissez. Je dois être très strict avec vous pour être en accord avec mon unité avec le Suprême. Là, il n’y a plus ni père, ni mère, ni frère, ni sœur, ni fils. Si je vous demande quelque chose et que vous ne le faites pas, le même sort vous sera réservé demain. Un de mes aspects est de chanter et de danser avec vous. Je suis votre ami constant, votre ami éternel. Mais par ailleurs, je pourrais avoir à vous demander de quitter le Centre, de quitter notre chère petite famille afin que vous n’ayez pas de conflits entre votre vie spirituelle et votre vie extérieure. Si j’ai donné un avertissement à certains d’entre vous, prenez-le comme un dernier avertissement. Et puis si vous continuez à désobéir, vous savez ce qui vous attend. Alors faites attention, faites attention, faites attention. Si vous faites ce qu’il faut, vous êtes un diamant dans mon cœur de gratitude. Mais si vous me désobéissez, votre désobéissance vous emmènera loin, loin, loin de moi et vous serez complètement perdus —complètement ! — et ma présence sera tristement absente de votre vie.

[fn:EA60] Le 18 juillet 1977 à 6h55 — Stade du Lycée de Jamaica,Jamaica, New York