La satisfaction1

Chaque vie humaine est un chant. Un aspirant entonne chaque jour un nouveau chant. Il chante et découvre. Que découvre-t-il ? Il découvre un corps plein d’enthousiasme, un vital plein de détermination, un mental plein de paix, un cœur plein de béatitude et enfin, une vie pleine de satisfaction.

La satisfaction est nécessaire dans la vie animale comme dans la vie humaine et dans la vie divine. Cependant, la satisfaction que l’on trouve dans la vie animale n’est pas la véritable satisfaction. Dans la vie humaine non plus, on ne trouve pas la véritable satisfaction. Ce n’est que dans la vie divine que l’on trouve la véritable satisfaction.

Dans la vie animale, on essaye de trouver la satisfaction dans la destruction. Dans la vie humaine, on essaye de gagner la satisfaction par la possession. Dans la vie divine, on essaye de recevoir la satisfaction par l’illumination. La satisfaction obtenue par la destruction n’est pas et ne peut être la satisfaction réelle. La satisfaction obtenue par la possession n’est pas et ne peut être la satisfaction réelle. Seule la satisfaction obtenue par l’illumination est indubitablement la véritable satisfaction.

Ici, nous sommes tous des aspirants ; nous prions et nous méditons. Dans notre prière, dans notre méditation, nous essayons toujours de voir le visage de la satisfaction. Lorsque nous prions, nous essayons de nous élever et de trouver la satisfaction. Lorsque nous méditons, nous essayons de faire venir en avant la Lumière et la Félicité du fin fond de nous-mêmes et de goûter la satisfaction dans notre corps, notre vital, notre mental et notre cœur. Lorsque nous prions, nous essayons et implorons de recevoir quelque chose d’en-haut qui étanche notre soif. Lorsque nous méditons, nous invoquons nos propres réalités supérieures pour qu’elles se manifestent en nous et à travers nous.

La méditation est précédée par la concentration et suivie de la contemplation. La concentration, la méditation et la contemplation vont ensemble. La concentration est la vitesse. La méditation est la confiance. La contemplation est la victoire. Nous pouvons dire que la concentration possède et est la vitesse de la biche ; la méditation possède et est la confiance de l’éléphant ; la contemplation possède et est la victoire du lion.

Il est toujours conseillé d’avoir de la vitesse car il nous faut apprécier le but à sa juste valeur. Le but n’est pas stationnaire. Le but d’aujourd’hui sera le point de départ de demain. Nous sommes en train de nous diriger vers un but qui ne cesse de se transcender, d’illuminer et de combler, c’est pourquoi nous devons prêter toute notre attention à notre vitesse, à la rapidité que nous pouvons atteindre.

La confiance est également d’une importance capitale. Si nous sommes confiants en nous-mêmes et en Dieu, nous pouvons assurément faire des progrès rapides. En ayant confiance uniquement en Dieu et pas en nous-mêmes, nous ne pourrons pas aller très vite. De même, si nous n’avons confiance qu’en nous-mêmes et non pas en Dieu, nous ne ferons guère de progrès. Nous devons ressentir notre confiance en Dieu et la confiance de Dieu en nous. Nous ressentirons notre confiance en Dieu grâce à notre consécration, et la confiance de Dieu en nous grâce à la Lumière-Compassion qu’Il déverse sur nous constamment et inconditionnellement.

Comme nous, l’âme a affaire à la vie, mais dans son cas, il s’agit de vie universelle et de Vie transcendantale. Lorsque l’oiseau de l’âme descend dans le monde, il déploie ses ailes et s’unit inséparablement à la vie universelle. À la fin de son séjour terrestre, lorsque l’âme retourne dans son domaine, elle entre dans la Vie transcendantale. La vie n’est autre que le Rêve de Dieu, et ce Rêve n’a ni commencement ni fin. Dieu réalise ce Rêve sans commencement ni fin en et à travers Sa réalité comblante qui englobe tout : l’homme.

2 Le 3 juillet 1977 à 20h35 — Ecole publique P.S.86, Jamaica, New York

*La Hauteur de Compassion et la Lumière de Justice3

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« Mon Seigneur Suprême, Tu es à la fois la Hauteur de Compassion et la Lumière de Justice. Dis-moi laquelle Tu considères la meilleure.

« Mon fils, si tu es courageux, la Lumière de Justice est infiniment meilleure. Si tu es faible, la Hauteur de Compassion est infiniment meilleure. Mais je tiens à te dire qu’à la longue, la Hauteur de Compassion comme la Lumière de Justice atteignent la même destination en même temps. Elles ont toutes les deux le même but. »

« Dans le Jeu Cosmique, je suis parfois obligé d’utiliser la Lumière de Justice. Sinon, si j’utilise tout le temps ma Hauteur de Compassion, la progression de l’aspirant sera indéfiniment retardée. Si l’aspirant en toi peut braver la Lumière de Justice, tu feras sûrement les progrès les plus rapides. Mais cette Lumière de Justice doit être acceptée avec joie, dévotion et ferveur. Ce n’est qu’à cette condition qu’elle pourra convenir au mieux. Mais lorsque la Lumière de Justice est reçue à contre-cœur, avec crainte ou simplement pour les besoins d’une cause, et si de plus elle est reçue avec une résistance intérieure et une attitude rebelle, alors elle ne servira à rien. »

« Lorsque je montre ma Lumière de Justice, mon fils, tu dois ressentir qu’il s’agit de ma sollicitude déguisée : ma préoccupation pour ta perfection vient en avant. Lorsque je montre ma Hauteur de Compassion, il s’agit sans nul doute d’un processus plus lent ; toutefois, si l’aspirant en toi ne te pardonne pas alors que Je t’ai pardonné, si tu ressens des remords et que tu es résolu à ne plus commettre la même erreur, tu pourras courir au plus vite avec ma Hauteur de Compassion. Tu peux courir au plus vite en devenant infiniment plus consciencieux et conscient et en devenant résolument sincère avec toi-même et plein de détermination divine. »

« J’utilise davantage ma Hauteur de Compassion que ma Lumière de Justice, mon fils, parce que je sais combien chaque être humain est faible. C’est pourquoi je prends le chemin le plus lent. Si je pouvais utiliser la Lumière de Justice tout le temps, le progrès pourrait être plus rapide, mais au risque de voir le réceptacle céder. Alors je préfère utiliser ma Lumière de Justice moins souvent que ma Hauteur de Compassion. Lorsque j’utilise ma Hauteur de Compassion, tu dois donc t’attacher à être extrêmement strict, impitoyablement strict avec toi-même. C’est toi qui dois être strict avec ta vie afin de devenir mon meilleur instrument, mon instrument plus comblant. »

« Lorsque j’utilise ma Lumière de Justice, prends-la avec joie, dévotion et ferveur. Lorsque j’utilise ma Hauteur de Compassion, prends-la avec ton océan de gratitude et ton ciel de gratitude, et plonge en même temps profondément en toi pour devenir infiniment plus strict avec toi-même que tu ne l’as été jusqu’à présent. Tu ne pourras alors plus commettre la moindre erreur. La Lumière de Justice et la Hauteur de Compassion sont une seule identité inséparable. Mais selon les besoins, mon fils, j’utilise soit l’une, soit l’autre. »

« Toi, en tant qu’aspirant, en tant qu’aspirant authentique et inconditionnel, tu dois toujours rester heureux, que j’utilise ma Hauteur de Compassion ou ma Lumière de Justice avec toi. Si tu reçois ma Lumière de Justice, utilise ta joie de manière très constructive ; et si tu reçois ma Hauteur de Compassion, plonge profondément en toi et fais venir en avant ton cœur de gratitude. Emplis ensuite ton corps, ton vital, ton mental et ton cœur d’une volonté inflexible afin de ne pas répéter la même erreur déplorable. »

« La Hauteur de Compassion est l’averse, l’averse de bénédictions qui descend du ciel. La Lumière de Justice est l’éclat brillant du soleil, la chaleur brûlante. Nous avons autant besoin de l’une que de l’autre pour récolter la moisson de la réalisation qui germe lentement, sûrement et infailliblement des graines de l’aspiration selon la Volonté de ma Vision intérieure et de ma Réalité extérieure. »

4 Le 4 juillet 1977 à 8h05 — Terrain de sport du Lycée de Jamaica, Jamaica, New York


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